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[Revend] Evaluations Nationales : Motion à nous renvoyer

mercredi 6 février 2019

Ces évaluations ne sont ni au service des élèves ni à celui des enseignants. Elles n’ont pour objet que de permettre un pilotage du système éducatif par les résultats.

Finalités, contenus, conditions de passation, de saisie et de remontée des résultats : Pour le SNUipp, c’est donc toujours non.

Le SNUipp et les autres syndicats ont demandé l’abandon du dispositif.

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Courrier unitaire abandon du dispositif

Pour toutes les raisons énoncées ci dessous (cf. mise à jour du 8 janvier) ...

... le SNUipp/FSU appelle les équipes d’écoles à s’emparer collectivement de la question et à adopter entièrement ou en partie la motion ci-dessous proposée par le SNUipp/FSU :

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Motion du conseil des maitres élémentaire

-  Prenez le temps d’en parler en équipe ; c’est toujours mieux de partager l’analyse de la situation, et faire en sorte que la décision de non passation soit prise le plus collectivement possible. La mesure « 100% réussite » de JM Blanquer a déjà trop tendance à couper les collègues de CP et CE1 des autres enseignants de l’école : renforçons, au contraire, notre collectif de travail !

-  Vous pouvez adopter la motion ci-dessus en la modifiant autant que nécessaire selon votre analyse. Ne l’envoyez pas, pour l’instant aux IEN : adressez-la à la section départementale du SNUipp-FSU, qui ne la transmettra à la DSDEN qu’après la date limite de saisie des évaluations.

-  Contactez la section départementale du SNUipp-FSU en cas de difficulté ou pression.

MISE A JOUR DU 8 JANVIER 2019

En préambule, une analyse détaillée de la part de Francette Popineau, co-secrétaire nationale du SNUipp-FSU, avec citation et/ou intervention de nombreux chercheurs (B. Rey, R. Goigoux, S. Cèbe, R. Brissiaud, E. Charmeux, S. Baruk, S. Plane, J.Bernardin, F. Saujat, E. Bechtold-Rognon)

Nous vous invitons à nous faire remonter les modalités d’action que vous souhaiteriez voir adoptées par le SNUipp-FSU en remplissant ce formulaire. Le Conseil National du SNUipp-FSU des 15 et 16 janvier sera notamment consacré à la construction d’une action à ce sujet. Nous tiendrons informés les collègues, comme l’inspection des consignes syndicales, le cas échéant.

Au SNU42, le dernier conseil syndical a été l’occasion de débattre à ce sujet et de créer une commission spécifiquement dédiée à cette question. Vendredi dernier, nous étions 5 militants réunis pour réfléchir sur les « évaluations nationales ». Voici le résultat de nos échanges.

Compétence 1 du référentiel de compétence de Professeur des Écoles : Agir en fonctionnaire de l’État.

« Il fait preuve de conscience professionnelle, il respecte et fait respecter la personne de chaque élève, il est attentif au projet de chacun. »

La question est posée : ces évaluations nous permettent-elles de respecter la personne de chaque élève, d’être attentifs au projet de chacun ? Comment un IEN recevrait de telles évaluations si elles étaient conçues par un PE ?

Les évaluations nationales posent plusieurs problèmes :

1. Sur le contenu pédagogique :

-  Cf. nombreuses paroles de chercheurs (voir la vidéo ci-dessus)
-  Il y a un fort décalage des attendus entre la maternelle et le CP.
-  Profil précis, à l’aide de score, 23% des élèves ont des difficultés ? Lesquels ? Quantitatif. Pas de croisement de résultats entre items, pas de traitement statistique avancé.
-  Quel lien avec la formation ?
-  Quel lien avec le LSU, alors que dans de nombreuses écoles qui fonctionnent au semestre, on se prépare à évaluer les apprentissages en cours depuis le début de l’année scolaire (ce que les évaluations nationales ne permettent pas) ?

2. Sur le caractère scientifique de la démarche.

-  Problème de la promiscuité avec les neuro-sciences de l’école Dehaene.
-  Trop de biais . Un exemple, en CP : que des problèmes soustractifs, pas de traitement de la procédure… Pas d’évaluation de l’écrit, tout en collectif, pas de passation individuelle.
-  Passation par l’enseignant (= juge et entraîneur)
-  Exemple de démarches expérimentales qui pourraient avoir du sens : quelle évolution des résultats depuis la suppression des devoirs à la maison dans la Loire ? depuis l’évolution des rythmes scolaires ? depuis que la formation continue se réduit à peau de chagrin ? …

3. Sur le plan politique :

-  Traitement fait par Blanquer dans les médias nationaux, dès le lundi 15/10/18 : "23% des élèves en début de CP ont des difficultés à reconnaître les lettres et le son qu’elles produisent. (...)". Voir ici, par exemple.
-  Qui les a conçues, et sans qui ??? le Conseil Scientifique de l’EN, présidé Stanislas Dehaene.
-  Quel but, objectif , pourquoi ? On est loin de l’Ecole de la confiance, dans la manière dont c’est imposé aux enseignants. On voit bien que l’objectif n’est pas la réussite des élèves, mais plutôt le pilotage du système, pour aller vers l’évaluation au mérite.
-  Question économique, lien avec les maisons d’éditions (ex : HATIER, …)
-  Habituer les enseignants à se déposséder de leur analyse, au profit d’un traitement informatique peu convaincant.
- L’application génère des profils à chaque niveau : classe, école, circonscription, département, académie, national.

4. Elles alimentent la déprofessionnalisation des enseignants :

- Elles n’apportent rien par rapport à celles que l’on utilise.
- Pas de correction, traitement informatique national,
- Évaluation de compétences non travaillées en amont,
- Résultats chiffrés = score à l’heure de l’évaluation par compétence,
- École de la confiance / dépossession de l’analyse et du traitement,
- Infantilisation,
- Pas d’étalon nationaux… N’importe qui pourrait faire passer ces tests : c’est une négation de ce qui fait notre professionnalité.

5. Le professeur (...) est capable d’utiliser ses connaissances sur l’évolution et le fonctionnement du service public d’Éducation Nationale pour recourir aux ressources offertes :

Le SNU42 propose de se réapproprier le métier. En boycottant ces évaluations ou en essayant de les utiliser de manière intelligente, mais surtout en réaffirmant la liberté pédagogique de chacun.

Quelles possibilités d’action :
- Les faire passer ou pas ou partiellement ?
- Les faire remonter ou pas ou partiellement ?
- Transmettre les résultats aux parents ou pas ou partiellement ?

Joindre des résultats aux demandes de pôle ressource ?

Utiliser, en interne, un exercice d’évaluation « étalon », pour pouvoir comparer des cohortes, par exemple.

Ce dispositif ne s’appuie sur aucun texte règlementaire : ni décret, ni arrêté, ni circulaire, ni note de service émanant du ministère. Par défaut d’appui règlementaire, son caractère obligatoire est, de facto, très fragile : ce ne sont pas les communications sur le site du ministère ou d’eduscol qui pourront résister en cas de procédure contentieuse pour les collègues qui auraient décidé de ne pas procéder aux évaluations.

N’hésitez pas à donner votre avis, à l’aide du formulaire ou par mail à snu42@snuipp.fr

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Evaluer ? Aux enseignants de décider
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