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[Audience IA] Psy / RASED/ Pôle Ressource / Remplacements

vendredi 20 décembre 2019

Suite à l’audience au rectorat le 13 novembre, nous avons demandé à être reçus par la DSDEN pour trouver des solutions aux problématiques départementales.

Compte Rendu audience à la DSDEN Loire du 20 décembre 2019

Sont présents : M. Batailler DASEN, M. Thomas IENA, M. Fuentes IEN ASH

Valérie Atif, Sylvie Bonneville, Cécile Aulagnon pour le SNUipp/FSU

Paula Enfroy pour FO

En préambule, devant la pénurie de psy, nous demandons si une réponse a été apportée par le ministère sur l’autorisation d’embaucher des contractuels psychologues suite à l’audience du 13/11au rectorat ( lire CR ci dessous). L’IA nous dit que la réponse n’est pas encore arrivée au rectorat, mais que les besoins ont bien été relayés.

Nous présentons la problématique départementale qui empêche, selon nous, le bon fonctionnement du traitement de la difficulté scolaire :

- Il y a des postes vacants, bloqués, ou "gelés" dans de nombreux RASED : postes de psy ( 2 postes fermés l’an dernier sans passer par les instances de carte scolaire) en psy, de maitres E ou G. Dans le département, les RASED sont soit incomplets, soit même complètement inexistants sur certains secteurs.

- Le nombre d’élèves en situation de handicap ( qui ont donc besoin de bilan psy ou d’ESS régulières pour réactualiser les PPS) ne cesse d’augmenter, ce qui amplifie la pénurie de psy déjà constatée.

- Les structures extérieures de soins sont débordées et certaines ferment comme le CMP de St Chamond, ou deviennent moins accessibles au public ; les CMPP sont dépourvus de personnels et surchargés ( jusqu’à 2 ans d’attente dans certains secteurs).

- Les pôles ressources sont perçus par de très nombreuses équipes pédagogiques comme ne pouvant pas apporter de réponses efficaces, se limitant à des réponses techniques et protocolaires mais sans mise en œuvre de moyens humains (puisque non disponibles sur le secteur). Du point de vue des écoles, ce sont des non réponses (ou des réponses insatisfaisantes à la fois du point de vue des enfants, et de celui des enseignants ; de nombreuses situations restent ainsi critiques). Nous alertons sur le sentiment des enseignants d’être laissés seuls face à ces difficultés.

- Le travail de prévention des maîtres E et G ne peut plus être fait en amont, ceci a pour conséquences des situations de crise. Elle sont alors gérées par les EMPR de la difficulté du comportement, ils sont les "pompiers" de situations souvent graves avec des problématiques enkystées très difficiles, ce qui n’est favorable pour personne.

Nous rappelons que le ministre, lors de sa venue à Cottance a affirmé qu’il fallait pourvoir les postes budgétaires existants ; c’est pourquoi le SNUipp demande que des départs en formation E et G soient proposés et que les postes qui serviront de support à la formation soient ré-ouverts au mouvement.

Sur LES RASED : Pour l’IA, il y a des postes, G en particulier, qui ne sont jamais pourvus au mouvement car sur des secteurs dont personne ne veut ( secteur de Régny par exemple), et il préfère limiter l’offre afin que tous les secteurs soient pourvus. Pour le SNUipp, le problème n’est pas réglé puisque, de toute façon, les personnels ne les demandent pas. Nous demandons que tous les postes soient ouverts, que des départs en formation spécialisée "travailler en RASED" soient proposés au CAPPEI.

Sur les PSY : Il manque des psy et l’IA reconnaît que malgré cela, il doit apporter des réponses car il n’a pas l’autorisation du ministère, pour l’instant, de recruter des contractuels. Solutions proposées : Pour l’IA la priorité doit porter sur l’orientation . Clairement les autres demandes d’aide passent après. Cela porte une ambiguïté en soi car la demande d’aide humaine (AVS) jusque-là non priorisée est aussi une demande de reconnaissance de situation de handicap et donc en soi elle peut être considérée comme une orientation avec la mise en place d’un PPS. Le DASEN reconnaît qu’il y a des besoins, que les psy ne peuvent pas tout faire et qu’il faut prioriser leurs missions. La modification du calendrier de dépôt des dossiers qui passe du 31/03 au 28/02 n’arrange pas les choses. Un paradoxe : on raccourcit les périodes MDPH alors qu’il y a moins de personnel psy pour faire ce travail. Nous rappelons que les psychologues sont régis par des circulaires définissant leurs missions, cette focalisation sur l’orientation a pour conséquence la disparition de certaines d’entre elles qui passent littéralement "à la trappe" au détriment des élèves, des familles, des équipes.

Pour les écoles, les pôles ressources n’arrivent pas à répondre aux difficultés scolaires qui sont repérées. Il est probable que les collègues se lassent bientôt d’écrire des demandes d’aide aux pôles ressources, demandes dont la rédaction est chronophage et inutiles à cause de la pénurie de personnel spécialisé. La comptabilité des demandes d’aide, tenue par les IEN ne sera donc pas significative, mais on peut déjà se questionner : l’est-elle vraiment, cette situation de pénurie ayant déjà sans doute des conséquences sur les secteurs les plus dépourvus ?

Le SNUipp intervient également sur la question du remplacement qui est particulièrement difficile ces 2 derniers mois, avec des remplacements même longs qui ne peuvent être honorés. Pour l’IA la difficulté est uniquement liée à la demande du ministère sur les décharges de direction. Pour le SNUipp, c’est le cumul aussi lié à la fermeture de postes de TR en carte scolaire 2019.

Sur la question que l’on soulève sur les frais de déplacement des RASED, l’IA affirme qu’il ne peut y avoir de personnel qui se déplace sans défraiement, donc ordre sera donné de régler les rais engendrés.

En conclusion, nous notons que la situation critique du manque de psy n’est pas prête d’être résolue. Pour les postes E et G, l’IA dit réfléchir à réouvrir des postes en carte scolaire, tout en sachant que cela fera partie d’un compromis en carte scolaire puisque les postes qui iront aux RASED ne seront pas dédiés aux classes. Pour le SNUipp, le manque de moyens de fonctionnement de l’école est encore une fois criant.

Compte rendu audience psychologue EN EDA

Rectorat de Lyon

Le 13 novembre, le SNUipp FSU 42 et le Snudi FO 42 ont été reçus en audience au rectorat et ont porté les difficultés majeures de notre département face aux vacances de postes de psychologues scolaires qui conduisent à des situations intenables pour les personnels psychologues, pour les équipes d’écoles, et pour les élèves qui restent en souffrance.

En présence de :

Madame De Saint Jean, secrétaire générale adjointe, directrice des ressources humaines,

Monsieur Pélissier, directeur des personnels enseignants

Madame Lacroix, directrice des personnels enseignants

Délégation composée de :

Marianne Denis Lépy, directrice, élue en CAPD pour le SNUIPP FSU 42

Nathalie Molon, enseignante, SNUIPP FSU 42

Sylvie Bonneville, psychologue EN EDA, SNUIPP FSU 42

Paula Enfroy, psychologue EN EDA, élue en CAPA psychologue EN pour FO

Mercredi 13 Novembre ,nous avons été reçues en audience au rectorat pour aborder les difficultés rencontrées par les psychologues EN EDA de la Loire, ainsi que par les enseignants du département, liées aux vacances et aux suppressions de postes de psychologues dans le département.

Pour rappel des postes vacants :

-Lamartine à St Chamond : circonscription St Chamond

-Roche la Molière : circonscription St Etienne Ouest

-Chazelles sur Lyon : circonscription Andrézieux Nord

-Balbigny : circonscription Feurs

Auxquels s’ajoutent les postes récemment fermés :

-Les Ovides : circonscription St Etienne Sud

-St Germain Laval : circonscription Feurs

Nous avons longuement fait valoir que la vacance et la suppression des postes aboutissaient aujourd’hui à des situations tout simplement intenables, pour les personnels psychologues mais aussi pour les enseignants et les directeurs. Bien sûr, nous avons évoqué les lourds préjudices que représentent, in fine, ces situations pour les élèves en souffrance et leurs familles.

Nous avons explicité les situations vécues sur le terrain et les dysfonctionnements constatés : délais de prise en charge, calendrier des orientations, situations de crises, immobilisation des pôles ressources qui n’ont pas de réponse à apporter aux équipes etc... Des dysfonctionnements majeurs, ne permettant pas de répondre aux enjeux de l’école inclusive, telle que plébiscitée par notre institution.

Nous avons insisté sur l’impossibilité pour les psychologues de fonctionner seul ou à deux sur l’ensemble d’une circonscription, en rappelant notamment, que l’essence même de la mission de psychologue scolaire ne consiste pas uniquement à la réalisation de bilans psychométriques. Nous avons rappelé toute l’ampleur de l’ action des psychologues : le lien entre l’école et les familles, les actions de prévention ou encore notre intervention de soutien et d’aide à la compréhension des situations.

En l’absence de psychologue sur le secteur de St Germain Laval, il a été souligné en exemple, que ce sont plus de 500 élèves qui se retrouvent privés de cette expertise, ce sont des dizaines de collègues adjoints et ou directeurs, qui se retrouvent seuls face aux situations délicates, seuls à mener des équipes éducatives ou accompagner des parents à cheminer vers l’acceptation des difficultés, y compris dans des établissements accueillant des élèves d’ULIS.

Les réponses que nous obtenons ne sont pas satisfaisantes. Le rectorat nous dit ne pas être en mesure pour l’instant d’embaucher des contractuels pour des raisons budgétaires, le ministère ayant bloqué l’embauche de contractuels, et ce, malgré l’engagement du ministre même, lors de sa venue dans la Loire le 4 octobre dernier. Il nous a été répondu que ces situations étaient présentes aussi dans les autres départements et que la mission rectorale, dans l’immédiat, était « de gérer la pénurie en faisant appel à la solidarité entre les personnels ».

Monsieur Blanquer semblerait donc s’être prononcé sans pour autant permettre à ses services d’assumer l’embauche de contractuels effectifs. Nous avons explicité le fait que la solidarité est déjà en oeuvre depuis très longtemps mais que nous arrivions maintenant dans une impasse et que l’institution se doit de réagir.

Nous avons obtenu du rectorat qu’il renouvelle sa demande de dérogation auprès du Ministère, permettant l’embauche de contractuels sur la base des propos de Monsieur Blanquer.

Concernant la demande de réouverture des deux postes aux Ovides et à St Germain, il nous a été répondu que certains secteurs n’étaient « pas attractifs ».Nous avons exprimé notre étonnement compte tenu des barèmes auxquels partent les postes de PE, notamment dans le centre du département. Nous avons également pu avancer que le poste de St Germain n’a été vacant qu’une seule année et qu’une personne, qui nous est connue, souhaitait le demander, tout comme celui des Ovides. Les personnes présentes se sont engagées à faire remonter ce problème lors de la carte scolaire en janvier (ou un peu plus tard cette année pour cause d’élections).

Nous avons convenu que nous soit communiquée la réponse du ministère concernant la possibilité d’embauche de contractuels dès que possible. Nous solliciterons une nouvelle audience si nécessaire.

Nous poursuivons également notre démarche au plan départemental, et avons sollicité une audience auprès de la DSDEN pour aborder la problématique des RASED dans leur ensemble (psychologues, postes E, postes G).

L’intersyndicale SNUDI FO 42, SNUipp FSU 42

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