Retour accueil

Vous êtes actuellement : METIER  / Pédagogie 


Colloque SNUipp-FSU "Le travail des enseignants"

mardi 2 février 2016

Le colloque national du SNUipp-FSU sur "le travail des enseignants" s’est tenu le mardi 19 janvier à Paris. Au programme : Yves Clot, Roland Goigoux et Jean-Daniel Lévy.

COLLOQUE DU SNUIPP/FSU "LE TRAVAIL DES ENSEIGNANTS"

Un collègue de la Loire, Franck Ovize, adhérent au SNUipp/FSU 42, s’est rendu à ce colloque et vous en propose un rapide compte-rendu ; vous retrouverez en détail toutes les infos sur le site du SNUipp-FSU national ici.

L’école doit évoluer pour s’adapter à la société actuelle, mais cette transformation passe surtout par les enseignants eux-mêmes. L’école est au cœur des attentes, mais elle est confrontée a beaucoup de contraintes : réussite de tous, inclusion des élèves handicapés, réussite des élèves à besoin éducatif particulier, langues vivantes, sécurité routière, nouveaux cycles, nouveaux programmes… beaucoup d’injonctions auxquelles les enseignants ont du mal à faire face. L’école doit absorber tout cela sans que le cadre de travail ne soit revu, à l’instar de la formation continue, devenue un vide que m@gistère ne comble pas. La faiblesse des salaires, le sentiment d’être seul et démuni viennent amplifier un sentiment de manque de reconnaissance.

1- Résultat enquête Harris : résultats complets sur le site du SNUipp-FSU ici

Cette enquête révèle un jugement de plus en plus négatif au cours de leur carrière des enseignants sur leur situation professionnelle, même s’ils se disent motivés et fiers d’exercer leur métier. Ils sont majoritairement insatisfaits de leur formation, dénoncent la place trop importante des tâches administratives. Ils attendent un changement des modalités d’inspection, ainsi qu’une hausse de leur salaire. Ils jugent le travail en équipe indispensable, et beaucoup se déclarent insatisfaits des activités pédagogiques complémentaires (APC).

2- Yves Clot : « Le métier des enseignants : un problème ou une solution pour l’institution ? »

La clé de la reconnaissance, c’est le professionnalisme. Or le monde enseignant souffre d’un déficit de dignité professionnelle. Ils sont fiers d’exercer ce métier mais se sentent impuissants sans son exercice. C’est le collectif qui sert à se reconnaître dans ce que l’on fait. Le collectif a une fonction psychologique (enrichie du collectif, ma pratique évolue) et sociale (il fait évoluer l’institution). La prescription ne doit pas être laissée au prescripteur car notre métier inclut la définition du métier. La formation continue doit devenir le lieu de l’élaboration du métier. L’inspection doit évoluer aussi pour constituer une interface dans la construction de la posture professionnelle.

3- Les chantiers "métier" dans l’Yonne et dans les bouches du Rhône :

Des collectifs d’enseignants ont tenté de questionner le métier pour mieux comprendre le travail réel des enseignants et redéfinir ce que peut être un travail de qualité. Les bouches du Rhône : deux enseignantes se sont interrogées et ont confronté leurs manières de faire (mise en place des ateliers en maternelle). Cela leur a permis d’expliquer, d’affirmer,de reformuler, de justifier et de faire évoluer leurs pratiques. L’Yonne : C’est un groupe d’une dizaine d’enseignants autour de Youri Meignan (chercheur au CNAM) qui se réunit une fois par période et mène une réflexion sur le travail dit "invisible", par la méthode de "l’instruction au sosie". L’idée est de donner tous les détails d’une pratique professionnelle afin que la personne puisse prendre la place de l’enseignant sans que les élèves ne s’en rendent compte. Il s’agit de afire émerger ce qu’est un travail de qualité. Lors d’une évaluation ou inspection : les critères de l’inspection deviennent plus qualitatifs avec un regard bienveillant et professionnel. Ce chantier a créé une pensée collective et redonné du sens au métier.

4- Roland Goigoux : « aider les enseignants aider les élèves »

Constat de départ : l’impuissance des enseignants à conduire tous leurs élèves vers une réussite pourtant exigée par l’institution et la société tout entière. Roland Goigoux leur propose quelques pistes :
- des enseignants expérimentés, solides dans leur pratique, qui seraient déchargés en partie et auraient pour mission de capitaliser, diffuser, mutualiser des savoirs faire didactiques et pédagogiques.
- restaurer la liberté de circulation dans les classes de leurs pairs afin que les enseignants puissent se voir « au travail » et en discutent ensuite.
- créer une sorte de boîte à outils des pratiques, afin d’identifier les bonnes raisons qui amènent à faire ainsi et d’imaginer comment on pourrait les faire autrement..
- accompagner les enseignants dans la planification (préparation de la classe), la régulation (climat, place de l’erreur), la motivation des élèves, la construction de l’explicite, la différenciation (diversité des étayages).

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

SNUipp-FSU 42
Bourse du travail
4 cours Victor Hugo
42028 Saint Etienne cedex

Tél
Saint Etienne 04 77 41 33 21 04 77 41 56 45 snu42@snuipp.fr
Roanne 04 77 71 16 69 snu42a@snuipp.fr


Agrandir le plan