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[CHSCT] Crise sanitaire, remplacement, masques et personnes vulnérables

vendredi 20 novembre 2020

Ce jeudi 19 novembre s’est tenu un CHSCT-D exceptionnel. Mr Poggioli (DASEN) et mme Kheder (secrétaire générale) ont présidé cette séance.

Lire notre déclaration liminaire :

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Déclaration liminaire de la FSU

En réponse à la déclaration liminaire, le DASEN reconnaît la fatigue sur le terrain et ajoute que les réponses professionnelles de tous les agents sont dignes.

L’ordre du jour était centré sur le fonctionnement du service pendant la crise sanitaire. Il a été acté que, tant que cela sera nécessaire, le CHSCT-D se réunisse toutes les 2 semaines.

Mme Kheder, secrétaire générale, a rappelé les textes officiels sur lesquels l’IA se base dans la gestion de la crise :
- La FAQ du ministère
- Les protocoles d’accueil (sanitaire et sécuritaire)
- Le décret pour les personnes vulnérables
- La circulaire DGRH du 16 novembre 2020

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circulaire dgrh

Bilan chiffré  

C’était une demande de la FSU lors du dernier CHSCT-D) 

Depuis le 20 septembre dans la Loire, public et privé confondus, il y a eu 271 cas positifs et 478 cas contacts à risque. Le 6 novembre, il y a eu 29 cas positifs déclarés dans la même journée (au pic). Depuis le 12-11, la tendance est à la baisse. Les collègues tombé.es malades la première semaine des vacances ne sont pas comptabilisé.es dans ces chiffres.

Remplacement  

La FSU a alerté l’IA sur le manque cruel de moyens de remplacement actuellement. La semaine de la rentrée, il y avait en moyenne 50 classes non-remplacées dans le département (avec un pic à 69 classes le 5-11). Depuis, on est plutôt à une vingtaine de classes non-remplacées par jour. Ces chiffres ont été transmis par l’IA. L’IA a annoncé des moyens délivrés par le ministère pour recruter des contractuels sur une période courant jusqu’à février. Ces moyens sont de 373 ETP (équivalent temps plein) sur l’académie. On ne sait pas exactement combien seront alloués à la Loire. Les personnes vulnérables déclarées seront remplacées en priorité. L’IA avoue que le recrutement de ces contractuels n’est pas évident. La FSU ne s’en étonne pas. Ces personnels seront d’ores et déjà mis en difficulté : temps de crise, contrat court et précaire, missions changeantes. Pour la FSU, il faut assurer des recrutements sur le moyen et le long terme, via par exemple la liste complémentaire du CRPE. Les besoins actuels vont courir dans le temps, et il faudra pallier aux conséquences de cette crise. La réflexion doit donc être menée sur un temps long. Le DASEN répond que la réflexion est intéressante mais que cela est une décision nationale et qu’il n’a pas à la commenter. Sur la possibilité d’affecter les personnels RASED et EMPR sur des remplacements, la FSU a rappelé au DASEN le caractère indispensable de leurs missions, particulièrement en ce moment. Le DASEN répond qu’en fonction de l’évolution de l’épidémie, il ne peut sanctuariser ces personnels sur leur mission initiale.

Mobilisation des personnes vulnérables  

L’IA est en train de mener une réflexion sur les personnes vulnérables actuellement en ASA. Le projet serait de confier à ces collègues des petits groupes d’élèves alors en isolement pour assurer la continuité pédagogique à distance. Pour la FSU, cela devra se faire sur la base du volontariat des collègues et des familles. Les élèves pouvant être issus d’une autre école, les outils de communication seront à clarifier très précisément. L’IA valide le volontariat et ajoute que cela se ferait en lien étroit avec la direction d’école et l’IEN. A suivre donc.

Masques

L’IA a distribué 440 000 masques. 25 800 masques adultes et 37 500 masques enfants ont été livrés dans les circonscriptions. 12 000 masques inclusifs ont été distribués aux personnels et élèves. Cela concerne le champ du handicap « mal-entendant ». La FSU continue de demander des masques chirurgicaux de type 2 pour les AESH, collègues tout particulièrement exposé.es professionnellement. L’IA répond par la négative. Ce n’est pas le choix du ministère et ils n’ont pas la main dessus. Dans certaines situations, la hiérarchie reproche aux collègues le mauvais port du masque. La FSU est intervenue pour rappeler que tout le monde fait ce qu’il peut et qu’il est déplacé, particulièrement dans ce contexte, de culpabiliser les collègues. D’ailleurs, ce n’est en aucun cas la posture de l’ARS lors du tracing. Si vous êtes dans cette situation, faites-le nous savoir. Sur les conséquences du port du masque sur les collègues, le médecin de prévention présent (Mr Clairicia) a cité la société française de phoniatrie. Cette dernière aurait émis plusieurs recommandations pour les enseignant.es. Le médecin suggère que l’IA les synthétise dans un document transmis aux équipes.

Cas des familles refusant le port du masque pour leur enfant

Il y a eu environ 60 cas dans le département. Le dialogue a permis d’en résoudre une bonne partie. Il reste 5 situations actuellement non résolues. Le DASEN rappelle qu’il a transmis aux écoles une fiche juridique et un courrier type afin d’outiller les équipes. Si cela est nécessaire, vous pouvez solliciter l’intervention de l’IEN ou l’IENA (Mme Meisse).

Gestion des cas positifs ou cas contacts

Nous avons alerté sur le manque de clarté des protocoles et sur la nécessaire communication des mises à jour aux collègues. L’IA répond que la règle n’a pas changé : un enfant ayant des symptômes ou étant cas contact reste chez lui. Dans la réalité, cela n’est pas si simple. Le test n’est plus obligatoire pour les écoliers, les délais d’éviction changent, les CMS et la DSDEN ne disent pas toujours la même chose. Tout cela se traduit par une charge importante de gestion dans les écoles. Mme Kheder s’est engagée à nous transmettre les écrits du docteur Egaud de la cellule Covid de la DSDEN. N’hésitez pas à nous communiquer des situations complexes ou floues, d’autres écoles sont peut-être dans le même cas.

Registre Santé et Sécurité

Dans ce contexte, le registre est un outil majeur de communication de souffrance professionnelle à la hiérarchie. Il est très utilisé en ce moment, c’est une bonne chose. Cela permet de faire remonter toutes les problématiques que nous rencontrons aujourd’hui dans notre quotidien professionnel. Les organisations syndicales alertent depuis plusieurs années sur le manque de réponses des chefs de service (ou sur leurs réponses sans intérêt). Un groupe de travail se tiendra prochainement. Notre but est de rendre cet outil encore plus efficace pour les collègues en souffrance qui le remplissent.

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