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[METIER]Concours 2021, recours aux contractuels, formation initiale ... un avenir inquiétant !

vendredi 4 décembre 2020

Un avenir bien inquiétant pour notre métier, pour les jeunes qui souhaitent l’exercer comme pour ceux qui l’exercent déjà !

Tandis que le nombre de postes à pourvoir au titre de l’année 2021 aux concours de recrutement de professeur·es des écoles est fixé à 9 890 postes, soit 900 places de moins qu’en 2020, le ministère recrute des milliers de contractuels pour pallier aux besoins dans les écoles. Parallèlement, mercredi 2 décembre, la FSU a quitté le GT sur la formation initiale des enseignant·es, dont elle dénonce les problèmes de fond et de méthode :les documents ne répondent pas aux attentes et présentent, par plusieurs aspects, une dégradation importante des conditions de formation et d’entrée dans le métier.

Postes au concours 2021

Le nombre de postes offerts au concours n’a jamais été aussi faible depuis 2013 (depuis 7 ans) et il y a une baisse continue (hors "rallonge" du printemps dernier) depuis que le gouvernement actuel est en place.

Cette baisse des dotations aux concours s’inscrit dans un contexte de perte d’attractivité pour le métier et donc d’un manque de candidats, l’un renforçant l’autre... Depuis des années, tous les concours de recrutement de PE ont été marqués par des postes non pourvus à l’issue des épreuves d’admission, faute de candidats. Nous sommes loin de la priorité au primaire affichée par le Ministre !

En 2020, la perte a été beaucoup plus importante car les concours ayant eu lieu à des dates différentes en raison de la crise sanitaire, des candidats ont obtenu le concours dans plusieurs académies sans que les listes complémentaires soient abondées en conséquence. Aux 599 postes non pourvus à l’issue des épreuves 2020 s’ajoutent environ 650 lauréats reçus dans plusieurs académies. En d’autres termes, dans la réalité, sur les 11 415 places offertes au concours, il n’y a eu que 10 166 lauréats sur liste principale.

Le SNUipp-FSU a écrit dès juillet au Ministre afin de lui demander de garantir que les rectorats aient recours à la liste complémentaire à hauteur des besoins et de les abonder en réunissant à nouveau les jurys du concours.

Face à cette crise de recrutement qui s’installe dans la durée, le SNUipp-FSU revendique des pré-recrutements dès la L1, avec une rémunération des étudiants pré-recrutés leur permettant de se consacrer entièrement à leurs études et une amélioration des conditions de formation, de rémunération et d’exercice du métier.

Recrutement massif de contractuels

Alors que le SNUipp-FSU le demande depuis plusieurs mois, le Ministère s’est enfin décidé à recruter des personnels pour faire face à la crise. Mais le ministre recrute des contractuel·les alors que d’autres solutions existent. Le SNUipp-FSU rappelle par exemple dans un communiqué que 1 500 candidat·es au concours sont actuellement sur liste complémentaire. Le ministre fait ainsi le choix de la précarité au lieu d’offrir une véritable insertion professionnelle et de doter l’école des moyens pérennes nécessaires.

Ce nombre insuffisant de places offertes au concours fait craindre un nouveau recours massif à des contractuel·es à la rentrée prochaine. D’autant que depuis le mois de novembre, le ministère recrute massivement des contractuel.les dans les départements pour pallier le manque de remplaçants. Et le comble est que leur contrat prendra fin aux vacances de février.

Dans la Loire, il est prévu d’en recruter environ 70, mais la DSDEN peine à trouver des candidats....

Le SNUipp-FSU exige que les personnels contractuels recrutés soient prolongés jusqu’à la fin de l’année scolaire, qu’ils puissent passer un concours réservé leur donnant la possibilité d’être titularisés et bénéficier ensuite d’une formation initiale de qualité.

L’éducation Nationale se doit d’offrir une véritable insertion professionnelle à celles et ceux qui vont s’investir auprès des élèves et pour le service public d’éducation. L’école, actuellement sous-dotée, ne peut, au quotidien, faire face aux inégalités scolaires et encore moins à cette situation de crise liée à la Covid. Pour cela, elle doit bénéficier de moyens pérennes se traduisant dans des mesures budgétaires ambitieuses.

Formation initiale des enseignants

(Communiqué de presse FSU)

Alors qu’il est question de former l’enseignant du XXIe siècle, la note de service “alternance MEEF” entérine l’utilisation des étudiant·es comme moyens d’enseignement en responsabilité. Sans formation et avant concours, ils seront placés en situation de grande précarité et devront assurer, seuls, la responsabilité de classe. Cette vision de la formation n’est pas à la hauteur de l’enjeu. La rémunération de 660 euros net mensuels pour ces étudiants contractuels, la prime de 600 euros annuels pour les tuteurs qui auront en charge de les accompagner sont indignes et témoignent d’un mépris de l’employeur pour ses personnels.

La version actuelle des projets sur la formation initiale des stagiaires marque une dégradation supplémentaire de l’entrée dans le métier. En effet, ils prévoient, pour l’année de stage, d’affecter à temps plein des lauréat·es des concours sans formation suffisante, y compris ceux qui n’auront aucune expérience de classe, contrairement à ce qui avait d’abord été affirmé dans les versions précédentes du texte. Pour elles et eux, le ministère n’envisage qu’un crédit de 10 à 20 jours de formation, défini localement par une commission académique.

Pour les autres lauréat·es, titulaires d’un master autre que le MEEF, dispensés de master ou en reconversion, le ministère prévoit une alternance à mi-temps de classe avec une formation essentiellement “transversale”. La FSU dénonce des projets qui n’amélioreront ni la qualité de la formation, ni l’attractivité des métiers. Un réel dialogue doit s’instaurer : les organisations syndicales doivent être entendues dans leurs propositions, formulées à partir de leur réelle connaissance du terrain, de la formation et des métiers de l’éducation,

Plus que jamais, la formation initiale des enseignant·es est un enjeu fondamental pour l’école de demain. Le Ministère ne peut la sacrifier !

Les Lilas, le 1er décembre 2020

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