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[COVID] FAQ mise à jour du 26/11 version 2

jeudi 2 décembre 2021

Deuxième version de la FAQ toujours datée du 26 novembre, mise en ligne cette nuit... décryptage du SNUipp.

Version intégrale de la FAQ

Dans cette version, le ministère répare un oubli quant à la gestion de plusieurs cas positifs dans une classe. Il est ajouté en page 18 qu’à partir de trois cas de fratries différentes dans une même classe sur une période de 7 jours, celle-ci est fermée pour une durée de 7 jours.

Sixième FAQ de l’année qui consacre un nouveau volte face et une incongruité supplémentaire. Alors que la pandémie reprend un rythme inquiétant, le ministère instaure un assouplissement du protocole dans les écoles pour le dispositif à mettre en œuvre lors de l’émergence d’un cas confirmé en classe.

La nouvelle doctrine

Enoncée à grand renfort de média depuis le 25 novembre, elle est mise en application dans la Loire à compter de ce jeudi 2 décembre et concerne toutes les nouvelles situations de cas positifs détectés dans les écoles du département :

- Il y a suspension de l’accueil des élèves de la classe et des cas contacts à risque identifiés en dehors de la classe pour une durée de 7 jours sauf présentation d’un document attestant d’un test négatif. Dans ce cas, même au niveau 1, ces élèves négatifs, à partir du CP, peuvent revenir en classe mais devront porter le masque dans les espaces clos pendant 7 jours après la survenue du cas confirmé.

- L’information communiquée par l’école vaut justificatif de la suspension de l’accueil.

- Les élèves qui ne présenteront pas de test devront rester chez eux 7 jours et devraient bénéficier de l’enseignement en distanciel. Pour autant la FAQ n’en dit pas plus sur cette prise en charge à distance... Pour le SNUipp-FSU, il est hors de question d’imposer une double journée à l’enseignant de la classe, dans ces conditions la question de la prise en charge des apprentissages pour les élèves restant à la maison est entière !

- A partir de trois cas de fratries différentes dans une classe sur une période de 7 jours, celle-ci est fermée pour une durée de 7 jours.

- Dans le premier degré, la règle du dépistage immédiat ne s’applique pas aux personnels !

- Les tests peuvent être réalisés auprès des professionnels de ville autorisés, les laboratoires de biologie médicale et les officines pharmaceutiques notamment. Les tests éligibles sont les tests RT-PCR sur prélèvement nasopharyngé ou salivaire, RT-LAMP ou antigénique sur prélèvement nasopharyngé. Attention : Les autotests supervisés ne sont pas reconnus pour ce type de situation.

- Si le test est positif, l’élève devient un cas confirmé. Il est demandé aux responsables légaux d’en informer le directeur ou le responsable d’établissement. L’élève devra alors respecter un isolement de 10 jours.

- L’ensemble des élèves de la classe (ayant ou non réalisé un test suite à la survenue du cas confirmé) ainsi que les autres contacts à risque en dehors de la classe sont fortement invités (aucun caractère obligatoire !) à réaliser un test 7 jours après le dernier contact avec le cas confirmé. Le résultat n’a pas à être présenté !

- Dans la mesure du possible et selon les conditions locales, des mesures complémentaires de prévention pourront être prises comme le port du masque en extérieur s’il n’est pas requis ou la limitation du brassage au sein de l’établissement scolaire (récréation, restauration…), en particulier avec la classe concernée et pour limiter les activités à risque en intérieur (sport, chant…).

Le port du masque ...

Distanciation et brassage

Le SNUipp-FSU interroge cette disposition, inapplicable dans toutes les petites écoles ou de taille moyenne ou pour d’autres raisons (accueil périscolaire, arrivée d’élèves par les transports départementaux...) et demande donc que consigne soit donnée de renvoyer les élèves, si leur brassage ne peut être évité, en particulier lorsque l’enseignant.es est absent·es et non remplacé·es. En attendant il appelle les équipes à ne plus accueillir les élèves en cas de non-remplacement d’une ou d’un enseignant absent et à demander exceptionnellement aux familles de trouver provisoirement un mode de garde, dans l’attente de la mise à disposition d’un ou d’une remplaçante par l’institution.

Nettoyage

Activités physiques et sportives

Sorties scolaires et voyages scolaires avec nuitée.s

Ils sont de nouveau possibles dans le strict respect des consignes sanitaires. Durant ces activités, les règles relatives au passe sanitaire sont celles appliquées dans les différents lieux occupés lorsqu’ils sont fréquentés par d’autres publics, par contre, si des créneaux sont strictement réservés aux scolaires sans brassage avec d’autres usagers, le pass sanitaire ne devrait pas être obligatoire. Quand le protocole de l’éducation nationale est mis en concurrence avec le protocole du lieu occupé lors de la sortie ou voyage, c’est le plus rigoureux qui s’applique.

Réunions et instances

A ce stade et sauf décisions locales plus restrictives, toutes les réunions (conseils de maîtres, de cycles, d’école, de parents…) peuvent se tenir en présentiel dans le respect des gestes barrières (distanciation, aération et masque). Aucun pass sanitaire ne peut être exigé.

Campagnes de dépistage et de vaccination

Elles se déroulent sur la base du volontariat : pas d’éviction possible du fait d’un refus. Pour les élèves (pas de changement) : tests salivaires uniquement soumis à l’autorisation préalable des responsables légaux et à la présentation de documents d’identité et de couverture par l’assurance maladie . Pas de vaccination possible pour les élèves de moins de 12 ans. Pour les personnels : participation à ces campagnes sur la base du volontariat. Néanmoins pour les autotests, ils doivent être mis à disposition des enseignants qui en font la demande.

Des allègements qui inquiètent...

Alors que le pays entre dans une 5ème vague épidémique fulgurante, notamment chez les enfants d’âge primaire, et que le variant Omicron fait son apparition, le ministre de l’Education nationale a décidé d’alléger le protocole sanitaire. Pourtant depuis la semaine dernière tous les voyants sont au rouge et le point sanitaire du 26 novembre fait état d’une situation alarmante.

Les cas positifs chez les élèves dépassent les 20 000 cas, avec une hausse de plus de 100% par rapport à la semaine dernière, jusqu’à atteindre 181,5% dans l’académie de Nancy-Metz. Chez les personnels, les cas positifs augmentent dans la même proportion (+101,3%) et atteignent les 1 562 cas. Il s’agit de la donnée la plus haute depuis le mois de septembre. Conséquence : 8 890 classes sont fermées, essentiellement dans le premier degré, une hausse de près de 120% en une semaine. Pour leur part les fermetures d’école augmentent de plus de 160%. Après plus de 65 000 cas confirmés de COVID chez les élèves et 4 000 chez les personnels depuis le début de l’année scolaire, il est grand temps de mettre la santé au cœur des préoccupations.

Campagne de tests : loin des 6 millions nécessaires

Avec 69 607 tests supplémentaires, les campagnes de dépistage dans les écoles connaissent une augmentation modérée (+22,6%) mais n’atteignent toujours pas les 600 000 tests annoncés, avec de fortes disparités : 38 748 tests ont été proposés dans l’académie de Normandie ; seulement 1 338 dans celle de Montpellier.

Dans un contexte de reprise épidémique, de découverte d’un nouveau variant, la mise en œuvre d’un nouveau protocole allégé et reposant sur le dépistage de classes entières, donc de la nécessité de renforcer les tests, est déraisonnable. C’est pourquoi le SNUipp-FSU s’est adressé au ministère lui demandant de revenir sur cette décision hâtive qui répond plus à des demandes sociales et économiques qu’à un enjeu de santé publique.

Monsieur le Ministre,

Alors que le pays entre dans une 5ème vague épidémique fulgurante et que le variant Omicron fait son apparition, vous avez décidé d’engager depuis aujourd’hui un allégement du protocole sanitaire. Nous avions déjà émis de très fortes réserves lors de la dernière réunion sanitaire. Nous vous demandons solennellement de revenir à la règle protectrice en vigueur jusqu’à présent, la fermeture de la classe durant une semaine suite à un cas positif. En effet, un élève cas contact testé négativement le lendemain de la découverte du premier cas positif dans une classe peut s’avérer positif jusqu’à deux jours plus tard et contaminer entre-temps les autres élèves. C’est de cette situation et donc d’une indiscutable hausse des contaminations que prémunit la fermeture immédiate de classe et le retour à l’école une semaine plus tard suite à un test négatif. Alors que le dernier point sanitaire montrait un taux jamais atteint d’élèves de primaire positifs au Covid, cette décision est déraisonnable.

Par ailleurs, la mise à jour de la Foire aux questions précise dorénavant qu’en l’absence de présentation d’un test négatif les élèves « bénéficient de l’apprentissage à distance ». Or, les enseignant·es des écoles ne peuvent en même temps accueillir les élèves au fil de l’eau sur présentation d’un test négatif et maintenir le lien scolaire avec les autres élèves restés chez eux. Nous vous demandons donc de supprimer cette mention de la Foire aux questions qui n’a de sens que si l’ensemble de la classe est à distance. Nous vous informons que nous donnerons dès aujourd’hui la consigne à nos collègues de bien évidemment privilégier la classe « en présentiel » au maintien de ce lien scolaire.

Enfin nous vous enjoignons à mettre enfin en place toutes les mesures nécessaires qui sont à votre disposition pour prévenir les contaminations dans le cadre scolaire en démultipliant les tests pour arriver à un dépistage systématique hebdomadaire comme le recommande le Conseil scientifique et de contribuer à doter toutes les écoles de capteurs CO2 et de systèmes efficaces d’aération des locaux.

Veuillez croire, Monsieur le Ministre, en notre profond attachement au service public d’éducation.

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